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La natation, un excellent moyen de se mettre en forme

Avez-vous déjà songé à pratiquer la natation en groupe pour vous mettre en forme? 

Mon programme est trop facile…

Comment évaluer l’efficacité d’un programme d’entraînement (ou même d’un cours de groupe)? Facile, si c’est difficile, c’est bon. Si le programme est trop facile, il n’est pas bon. Lisez ce billet de Maxime St-Onge sur Drkin.com.

Instructeur de cours de groupe : un métier?

Je partage avec vous mon plus récent article publié dans  la revue ANIE MAG de l'Association Nationale des Intervenants en Entraînement.

Je débute cet article en vous lançant les questions suivantes : Pourquoi les entraîneurs personnels sont-ils pris plus au sérieux que les instructeurs de cours de groupe? Pourquoi nous faisons-nous demander: Que fais-tu à part enseigner? Vous le savez, enseigner, c’est un art. De le faire à temps plein et avec toute la passion de son corps, c’est un métier. Alors pourquoi l’animation de cours de groupe n’est-elle pas considérée un métier à part entière? 

En 2012, bien que l’animation de cours de groupe ne soit reconnue comme étant un métier, il est possible d’en faire une profession en occupant différents rôles. Ainsi, les instructeurs de cours de groupe qui font ce travail à titre d’emploi du temps principal acceptent en moyenne une charge de quinze cours par semaine, puis travaillent à titre d’entraîneur personnel, de coordonnateur de cours en groupe, de massothérapeute et/ou de serveur à côté. Ceux avec plus d’expérience ont parfois la chance de faire des animations d’ateliers pour former les nouveaux instructeurs ou de présenter à titre de conférencier à leurs pairs, question de les garder à la fine pointe des nouveautés.

Bien qu’il soit possible d’être un excellent instructeur sans en faire sa profession principale, plus on y met du temps, plus on devient maître de son art. C’est la raison pour laquelle je pose la question : pourquoi ne pas pouvoir vivre de cet art? La majorité des instructeurs enseignent par amour pour ce qu’ils font. Plusieurs diraient qu’on fait le meilleur métier du monde. On a la chance de faire bouger les gens en s’entraînant soi même, en plus de rencontrer un nombre impressionnant de personnes, de partager des moments précieux avec eux et surtout de faire une différence dans la vie de ces individus en les entraînants et en les distrayant semaine après semaine. 

L’instructeur : un artiste

Aux États-Unis, on parle de « The Talent » lorsqu’on fait mention d’un instructeur d’expérience d’une certaine renommée. Et avouons-le, ça prend un grand nombre d’aptitudes pour être un instructeur de qualité et se retrouver devant une salle remplie à craquer semaine après semaine. Ainsi, outre la formation de base d’instructeur de cours de groupe (telles l’Association nationale des intervenants en entraînement ou la AEROBICS and FITNESS ASSOCIATION of AMERICA), il faut les qualités suivantes :

Du charisme et une personnalité attachante qui feront en sorte que les participants aient envi de venir à nos cours.

De l’énergie et du dynamisme afin de motiver les participants à bouger et à se surpasser physiquement. 

Savoir bouger, c’est-à-dire avoir une base en danse, dans les arts martiaux, en yoga, en musculation (ou autre) avec laquelle on développe des spécialités afin d’être un instructeur de qualité.

Etre un « performer » mais en même temps être la pour les participants et non pas pour soi. À titre d’instructeur, nous sommes experts en entraînement et en animation, de manière à ce que les personnes dans nos cours passent un excellent moment tout en obtenant les résultats escomptés. Arnaud Cior, conférencier international  (avec qui j’ai discuté sur le thème de cet article et qui avait bien des choses à dire puisqu’en France, le métier d’instructeur est reconnu) propose la formule « 25%/75% », soit d’accorder 25% de son attention sur le contenu de cours (préparation avant d’être devant le groupe) puis 75% sur l’animation (divertir, établir des contacts, rayonner et faire rayonner les participants). 

La formation continue : une nécessité

Il n’existe pas de formation académique spécifique à l’instructeur comme c’est le cas des entraîneurs personnels qui obtiennent pour la plupart un Baccalauréat en Science de l’activité physique ou en Kinésiologie. Ainsi, il est crucial que l’instructeur investisse dans la formation continue afin de constamment se renouveler et se tenir à l’affut des nouvelles dans le milieu de l’entraînement. Plusieurs formations et congrès formidables existent. Pour n’en nommer que quelques uns: ECA NYC, IDEA, les ateliers ANIE et canfitpro. Précisions que beaucoup d’instructeurs ont un Baccalauréat mais dans une spécialisation autre.

S’imposer à titre de professionnel de la santé

Le rôle de l’instructeur de cours de groupe est important mais dévalué dans notre société. Présentement, les métiers de coiffeurs et de cuisiniers sont populaires grâce à un certain nombre d’émissions télé réalité. Ces emplois reprennent ainsi de la valeur auprès de la population. En ce qui concerne les instructeurs de cours de groupe, 2012 semble être le meilleur moment pour se retrouver dans le milieu de la remise en forme puisque la tendance est à la santé et à la prise en charge de la personne. Les animateurs de cours de groupe sont des joueurs clés dans la prévention de la santé. Ils ont un rôle à jouer au niveau du désengorgement des soins de la santé, de la promotion de la santé et du développement d’habitudes de vies saines auprès de la population. À titre d'instructeur, nous devons placer nos cartes et démontrer à quel point notre travail est réellement un métier. Nous avons la chance de tracer notre propre voie, ce qui vient avec son lot de difficulté mais qui permet aussi une liberté et un énorme sentiment du devoir accompli lorsque ce sera réalisé.

Un ordre professionnel

Aux États-Unis, il est question d’un éventuel ordre professionnel pour les instructeurs. L’idée est bonne mais est-ce la seule manière de se faire prendre au sérieux à titre d’instructeur? Les avantages d’un ordre sont nombreux sauf que les coûts impliqués pour que chaque instructeur se certifie auprès d’un organisme reconnu, qu’il fasse les examens de l’ordre puis paye son adhésion sont considérables, de sorte que plusieurs instructeurs cesseraient d’enseigner.

Existe-il d’autres solutions qui permettraient de crédibiliser le rôle de l’instructeur? La façon dont les centres de conditionnement perçoivent le travail de l’instructeur a certainement une importance sur la notoriété de cet emploi. À un autre niveau, des outils tels les médias sociaux peuvent être d’une grande aide quant à l’autopromotion que l’instructeur peut faire de son travail. Par l'entremise de Facebook, de Twitter, etc., l'instructeur peut se promouvoir gratuitement sur internet (les cours qu'il enseigne, les ateliers qu'il anime, etc.). C’est un outil lui donnant l’opportunité de faire connaître son métier et lui apporter la crédibilité qu’il mérite tant. À ce sujet, il est possible de penser qu’une partie du problème repose sur le fait que la population ne reconnaît pas les compétences requises pour faire ce travail. Puisque nous le faisons avec tant d’aisance, notre travail à l’air facile et est banalisé.

Peu importe la façon, en tant qu’instructeur, nous nous devons de démontrer à quel point nous faisons une différence sur la santé des personnes que nous côtoyons dans les gyms, en plus de faire découvrir à tous le rôle réel que nous avons dans l’instauration d’habitudes de vie saine. Je termine en vous lançant le défi suivant: “ qu’allez vous faire pour augmenter la notoriété, voir la crédibilité du plus beau métier du monde?”